Consoles Atari
 
     
   
Atari tele-games pong (1972)
La console qui a lancé les jeux vidéos. Le "Pong" est un jeu simple de conception mais un carton commercial a fait suite à son apparition dans les salles.
 
Atari 2800 (1977)
L'Atari VCS (Video Computer System), nom de code CX-2600, est née en Californie en Octobre 1977. L'équipe qui conçut cette console légendaire et mondialement connue était composée de Jay Minor, Steve Mayer, Ron Milner et Joe Decuir. L'idée de base était qu'il fallait qu'Atari produise une console qui puisse avoir une durée de vie bien plus longue que les anciens systèmes (traditionnellement Pong et ses 4 jeux, etc ). La 2600 devait à l'origine posséder environ une dizaine de jeux, et donc ces premiers jeux sont numérotés 01,02,03 etc.

La console en elle-même possède quelques atouts tels qu'une sélection de la difficulté des joueurs, souvent la taille même de ces joueurs d'ailleurs, une sélection pour les téléviseurs couleurs ou noir et blanc, et les jeux qui l'accompagnaient permettaient de choisir plusieurs variations du même jeu, rallongeant d'autant l'intérêt ! Techniquement, c'est une des premières consoles de jeux à utiliser un véritable microprocesseur, un MOS 6507 (clône du 6502) cadencé à 1.19 MHz. Mais la console ne possède pas vraiment de mémoire vidéo et surtout de circuit vidéo dédié à cette tâche, aussi la génération de l"image est à la charge du microprocesseur, privant ainsi le programmeur de 50% du temps machine logique ! Cela rend la programmation de la VCS2600 plutôt difficile, et cette difficulté se ressent parfaitement de nos jours avec les nombreux émulateurs disponibles, pas souvent très fidèles au modèle original tant elle fut difficile à émuler !

La VCS2600 suscita bon nombre d'éditeurs, trop même, à se lancer dans l'aventure et la fabrication rapide de jeux de mauvaise qualité, ce qui eut pour effet d'engorger rapidement le marché. S'en suivra le premier (?) crash de l'histoire des jeux vidéo, en 1983, lors que tout le marché du jeu vidéo familial s'effondra au profit des micro-ordinateurs, sans cesse moins chers et plus performants, et un tout petit peu plus tard à Nintendo, qui reprendra le flambeau haut la main avec sa NES.

Malgré cela, la VCS2600 ne fut pas morte et enterrée. Le modèle original, avec sa superbe façade imitation bois, perdit un peu de son panache en 1982 avec la 2600-tout-court, que nous avons connus en France dans son boitier de plastique noir assez anodin. Elle subit une dernière transformation en 1986 dans un modèle plus petit dénommé 2600 Jr (Jr pour Junior), comportant quelques petites améliorations techniques à peine notables.

La VCS2600 aura été donc la première console de jeux vidéo moderne, la première d'une longue lignée de consoles 8 bits, celle dont les jeux inogurèrent de très nombreux concepts bien évidemment encore actifs de nos jours, même dans les productions les plus récentes ! En ces termes, elle ne sera jamais oubliée et bon nombre d'entre nous se remémoreront toujours avec passion les heures passées sur Phoenix ou Space Invaders.

 
Atari 5200 (1982)
Elle sera un fiasco. Basée sur les ordinateur Atari 400 et 800 sortis à cette époque, elle rivalisait sans problème avec les bornes d'arcades du moment. Mais elle n'apportait pas beaucoup d'intérêt par rapport à la 2600.

On observe une manette qui mélange le joystick et le pavé numérique.
 
Atari 7800 (1986)
Compatible avec les jeux VCS 2600. Présentée au Computer Entertainement Show, elle sera rapidement abandonnée suite aux difficultés financières d'Atari qui souhaite se diriger vers le marché des micro-ordinateurs (Atari ST).
 
XE System (1987)
Cette console est en fait un équivalent de l'Atari 130XE, recarrossé pour l'occasion en console de jeux, avec les indispensables ports cartouche et joystick. Cette machine disposait de nombreuses extensions, notamment un clavier et quelques autres accessoires permettant de convertir sa console en Atari 130XE.
Il est a savoir que la console possède un processeur graphique dédié, rare pour l'époque, ce qui a pour conséquence de donner des capacité graphiques poussées. L'inconvénient est que la faible mémoire vive ne permettait pas d'avoir des résolution très hautes.

Cette machine n'a pas eu le succès escompté, ce qui la rend assez peu connue du grand public.

 
Lynx (1989)
La Lynx d'Atari est la première console portable couleur au monde. Arrivée en 1989, elle n'en fut pas pour autant mal lottie techniquement : microprocesseur graphique 16 bits, 16 couleurs affichables parmis 4096, possibilités de zoom, scrollings et effets que l'on ne rencontre pas dans ses concurrentes (principalement la Nec Pc-Engine GT et la Sega GameGear).
Un autre point interressant de cette console est de pouvoir inverser l'écran, ce qui permet de la rendre utilisable par les droitiers et les gauchers !

Le premier modèle, ci-dessus, se distingue du second et dernier modèle par une taille supérieure, une consommation également supérieure (de l'ordre de 5 heures avec 6 piles alcalines) et un son uniquement monophonique.

 
GX 4000 (1990)
Architecture de l'ordinateur personnel Amstrad CPC+. Elle fonctionne avec des cartouches, mais n'obtiendra aucun succès face à des megadrives ou des super NES présentes depuis longtemps et largement plus puissantes !

La GX4000 fera partie des grossières erreurs marketing d'Amstrad qui passait de la gloire (avec les ordinateurs CPC) à la déchéance totale (avec les CPC+ qui n'avaient aucun intérêt face à des Amiga ou des Atari ST).

 
Jaguar (1993)
Décidemment très innovateur dans les domaines de la micro-informatique et des jeux vidéos, voici qu'Atari lance en 1993 la première console de jeux vidéos 64 bits du marché. Celle-ci est l'aboutissement de trois années de recherche dans les laboratoires d'IBM et surpasse nettement ses concurrentes de l'époque par ses qualités graphiques et sonores.

La Jaguar est architecturée autour de 5 processeurs contenus dans trois circuits : Tom, Jerry, et un classique Motorola 68000 chargé de contrôler tout ce petit monde. Tom est le processeur graphique, chargé des animations, du contrôle des sprites, de la gestion des polygones en 3D et des effets vidéos tels que les rotations, zooms, transparences, etc. Tom est un circuit 64 bits, le plus puissant de la Jaguar et qui vaut à la Jaguar d'être dénommée une "64 bits". Jerry quant à lui est un DSP chargé de produire du son en qualité CD.

La Jaguar accepte de multiples extensions, du casque virtuel au lecteur de CD ROM, compatible avec les CD Audios, CD+G, etc. et peut se connecter, via un petit accessoire dénommé Cat Box, sur tout téléviseur en NTSC, PAL, Rgbnb, composite, RF, audio-vidéo !

La Jaguar est donc une bonne console de jeux, mais mal desservie par les éditeurs Américains ou Européens et qui ne fut remarquée qu'à partir de 1994. L'arrivée des Sega Saturn et Sony PlayStation, un an après, aura définitivement fait tomber la Jaguar aux oubliettes.

 
Source : MO5.com
 
  
   
         
   

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